Diminution de la facture énergétique

 Selon Batiactu, une étude  confirme ce que; l’investissement accru dans la performance thermique d’un bâtiment neuf est rentable.

Et c’est grâce aux  économies d’énergie réalisées sur la durée de vie de détention du logement.

Les conclusions du Commissariat Général au Développement Durable (ministère de l’Ecologie) sont étayées par des chiffres.

Ainsi, l’étude nous apprend que l’écart de prix entre une construction RT 2005 et une construction BBC (équivalente à la RT 2012, entrée en vigueur au 1er janvier 2013) s’élève à 14 % dans le secteur individuel. Un surcoût non négligeable. Mais avec une division de 3 ou 4 , de la consommation en énergie primaire par m2 . Au plan national, par exemple, cette réduction des déperditions énergétiques  entraîne une économie non négligeable.

L’électrique moins cher que le gaz

L’enquête estime que les coûts de construction sont également impactés par le type de chauffage choisi.

« Du point de vue de la construction, l’utilisation de l’électricité comme énergie de chauffage constitue la configuration la moins onéreuse. En comparaison avec le gaz, l’électricité conduit, à des coûts de construction respectivement 6 % à 4 % moins élevés dans l’individuel et le collectif ».

Ils poursuivent : « Sur le long terme, les investissements réalisés au moment de la construction conduisent à des économies dans l’usage futur du logement ». Le surcoût s’élèverait ainsi à 13.600 € pour une maison individuelle de 120 m². « Le potentiel de diminution des consommations et factures énergétiques est d’autant plus élevé que le type d’énergie utilisée est onéreux et que la superficie du logement est grande », précisent-ils.

Des économies potentielles… à 19 °C

Les auteurs évaluent les économies d’énergies à 580-650 €/an , en appliquant les niveaux de prix de l’énergie de 2014. Sur 25 ans, ces économies compensent partiellement le surcoût de construction dans l’hypothèse où les prix de l’énergie resteraient stables. Une compensation complète interviendrait avec une hausse de +3,5 % du prix de l’électricité dans l’individuel. Pour les logements chauffés au gaz, la compensation totale est sensiblement voisine : +3,1 % dans l’individuel. Des résultats calculés sur la base d’une température de référence (19 °C), le choix d’une température plus élevée estompant les économies potentielles. L’étude conclut : « L’étape du niveau de performance énergétique BBC, sur le chemin ambitieux du Bâtiment à énergie positive et de la transition énergétique, semble néanmoins (…) s’être réalisée à coûts maîtrisés ». Une bonne nouvelle pour les locataires et propriétaires de logements RT 2012.